Halte au détournement des mots par les collectivistes
Par MyMithra (rubrique en cours de développement, merci)


Parce que le détournement et la redéfinition des mots est l'instrument le plus puissant des collectivismes et des totalitarismes, il ne faut pas se laisser abuser par de fausses définitions qui ont pour but de détourner le prestige morale des mots à des fins différentes et souvent contraires.

CE NE SONT PAS LES MOTS QUI COMPTENT MAIS LEUR SIGNIFICATION:
UN MOT ECRIT N'EST PAS AUTO-VALIDANT.


Liberté : La liberté est l'absence de coercition humaine (Hayek).

Commentaire : Cette liberté est possible, puisqu'elle ne dépend que de l'activité humaine (ou plus exactement de l'absence de certaines activités). Par ailleurs elle n'implique aucune contradiction. Il n'existe qu'une liberté, car la liberté, comme toute position critique, se définit négativement.

Toute autre définition est impossible et incohérente.

Par exemple, si on définit, comme le font nombre de collectivistes, la liberté comme l'absence de "coercition" matérielle ou naturelle, outre l'aspect pervers et sophistique d'une telle expression, on est dans une situation à la fois inextricable, dangereuse et déplacée:

- inextricable et dangereuse car nous ne pourrons jamais nous affranchir complètement des limitations dues à la réalité qui nous environne. Il faut se faire une raison. Or comme les collectivistes considèrent que certains individus doivent compenser le préjudice de cette limitation (via un état redistributeur), il ne peut y avoir de limite à cette compensation: c'est donc la porte ouverte à l'arbitraire le plus total.
En outre, la liberté devient alors une utopie alors qu'elle devrait être simplement un point de départ. Mais si la liberté est une utopie, toute prétention à la liberté complète est vaine et même absurde: il est donc permis de mépriser la liberté. Les régimes totalitaires ne sont alors plus très loin.
Par ailleurs, puisqu' il n'y a aucune corrélation entre les limitations naturelles et les individus vivant dans la société (pour la simple raison que personne, évidemment n'est responsable de ces limitations, et que cette question n'a même pas de sens), toute méthode de redistribution est nécessairement arbitraire: en pratique, on vole sous la menace de la violence les ressources matérielles de ceux qui les ont produites. C'est ce qu'on appelle l'impôt. Les contribuables ne sont alors que les bouc-émissaires d'une situation dont personne n'est responsable.

- déplacée parce que les limitations dûes à notre environnement naturel ne pourront pas être combattues collectivement par une quelconque redistribution, mais uniquement par le progrès technique. Or ce n'est pas l'Etat qui est à l'origine du progrès technique. Et pour cause: celui-ci ne peut découler que du progrès scientifique, qui est lui-même le résultat de la libre concurrence des idées. Hors vis-à-vis de la libre concurrence des idées, l'Etat est au mieux neutre, c'est-à-dire inutile et au pire profondément nuisible.

En particulier, la vraie définition de la liberté est la seule compatible avec le fameux adage: "la liberté s'arrête là où commence celle d'autrui".

Si on considère que la liberté est un bien mais que l'on abandonne la véritable définition de la liberté au profit d'une fausse, alors toute critique contre le totalitarisme, aussi dur soit-il, devient radicalement impossible, puisque un acte quelconque pourra toujours être considéré comme participant du combat pour la liberté.

Chaque collectivisme particulier pourra définir "ses" libertés comme bon lui chante et proclamer ainsi que son but est l'accroissement "des" libertés.

En résumé, toute définition de la liberté différente de celle que nous proposons consiste finalement à trouver des raisons de s'approprier par la violence le bien d'autrui. Peut-on réellement définir la liberté ainsi ?



Droits:
Pour une définition non contradictoire des droits, voir:
Les droits de l'homme, Ayn Rand (1905-1982)


Légitime : est légitime toute transaction qui fait l'objet d'un accord unanime entre les parties concernées, et tout état de fait résultant d'une telle transaction. De cela découle en particulier que l'emploi de la violence physique à l'encontre des individus ne peut se justifier qu'en cas de défense face à une initiative de violence physique manifestement imminente.
Exemple : la propriété légitime est celle qui est acquise suite à l'accord de toutes les parties concernées.


Liberté d'expression : Elle consiste en un ensemble particulier de transactions légitimes. La liberté d'expression consiste à communiquer de l'information à qui accepte de la recevoir, dans les conditions choisies par les deux parties. Toute tentative de limitation de la liberté d'expression est évidemment illégitime, et oblige à redéfinir la liberté d'expression d'une manière infiniment complexe (car tout simplement adaptée aux intérêts inavoués de ceux qui la redéfinissent) et immanquablement contradictoire.


Egalité : contrairement à la Liberté, il existe une multitude d'égalités. Cela vient du fait que l'égalité est une construction humaine, alors que la liberté est une absence de construction. Par ailleurs, il est impossible de parvenir à une définition  non contradictoire de l'Egalité globale qui engloberait tous les types d'égalités possibles.
Les égalités ne pouvant être obtenues que par l'usage de la coercition, elles sont évidemment strictement incompatibles avec la liberté.
La seule égalité compatible avec la liberté est en dernière analyse l'égalité dans la liberté, telle que définie ci-dessus, parce que la liberté (correctement définie) est une valeur universelle, applicable à tous simultanément.
Voir l'article de Ralph pour approfondir.


Etat: Organisation qui détient le monopole de la violence légitime sur un territoire donné.

En effet, il n'existe pas d'état qui ne détienne et ne cherche à maintenir son monopole de la violence légitime sur un territoire donné. Réciproquement, il n'existe pas d'organisation détenant le monopole de la violence légitime sur un territoire donné et qui ne soit pas un état.